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SDF, facteur d’intégration

Escalier vers Squat

Accès au Squat du Val-Benoît

Les services sociaux sont animés d’un objectif ambitieux : ré-accrocher les exclus à notre société.

Cet objectif est souhaitable et nous ne cessons en tant que sentinelles de conseiller à tous ceux que nous croisons d’aller voir les services sociaux ou médicaux, nous essayons aussi à notre niveau de faire œuvre utile dans ce cœur intégrationniste.

L’ambition d’insérer tout le monde est une course à obstacle et à handicap.  Tout d’abord, s’insérer dans quelle société ? Est-ce que notre mode de vie respire le bonheur partagé ? Avons-nous une société suffisamment sexy pour tous les attirer ?

Le SDF, s’il a quitté son  confort bourgeois, a de toute évidence ses raisons, ne pas les comprendre ou même ne pas essayer d’approcher cette souffrance ne résout rien et l’intégrer de force est sans espoir.

Notre société n’est pas à un paradoxe près, en réalité, le SDF qui fait la manche est un outil d’intégration dans la société : une mère pourra dire à son fils : « Travaille bien à l’école, sinon tu finiras comme lui ». Repoussoir utile, ange déchu ou démon.

La cohésion de la société est à ce prix : quelques malheureux pour assurer la cohésion de l’ensemble, hypocrisie de notre modernité.

 

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Notre blog : utile ou pas utile ?… / appel aux candidats-bénévoles… / témoignages

Notre blog est-il utile ou pas ?
Cela mérite réflexion… Il y a du pour et du contre ! Donnez-nous votre avis !

Moi je suis pour, bien sûr ! Un de nos trois objectifs de base est de sensibiliser l’opinion publique à la vraie détresse des sans-abri. Le but n’est pas de faire un déballage malsain de la misère rencontrée en rue, qui pourrait inciter au voyeurisme, ni de vaciller dans une forme de pitié complaisante, mais de changer votre regard et de vous indigner de certaines situations inacceptables…

Il  me paraît donc, non seulement bon, mais indispensable de rappeler de temps à autre, la réalité de la détresse de rue et de souligner que ce sont des personnes humaines que nous côtoyons !

L’hiver est terminé et les abris de nuit ont fermé leurs portes. Et donc les sans-abri n’ont plus guère d’endroits pour passer la nuit ! Comme par le passé, c’est le retour à la rue ! Bientôt ce sera l’été avec les départs en vacances. La plupart des associations caritatives et sociales fermeront leurs portes une semaine ou deux et donc la solitude se fera encore plus sentir !

Nous avons besoin de bénévoles
Les Sentinelles de la Nuit continuent de tourner durant toute l’année. Mais il faut comprendre que c’est un travail ingrat et que la lassitude se fait parfois sentir. Personne n’est à l’abri. Je sens bien que certaines équipes en font de trop. J’en profite donc de l’occasion, pour faire un appel aux candidats-bénévoles.
Il n’est demandé aucune qualification particulière ; juste pouvoir se mettre à l’écoute des plus démunis, avec empathie et sans jugement. Laissez tomber vos préjugés et vos craintes. Vous ne serez jamais seul(e), mais toujours accompagné d’un ou deux bénévoles. Nous demandons aux candidats d’être disponibles une soirée par quinzaine, soit de 20h à +/- minuit.
Nous insistons plus sur la régularité que sur les fréquences… La fidélité est une qualité dont les sans-abri ont grandement besoin.  Mais nous serons heureux aussi de pouvoir accueillir, ne serait-ce ponctuellement des ppersoones qui pourraient prendre place comme réserve.
De la violence à notre égard ???  Jamais !!!  Au contraire, c’est de bienveillance et de prévenance, dont il est question.
Si vous êtes intéressé(e), contactez-nous et nous conviendrons d’un rendez-vous pour connaître vos attentes et partager notre vision de l’approche des plus démunis.

Témoignage d’un jour passé
                    
Par la force des choses, ce soir-là j’étais seul… Je n’ai pas voulu faire appel à certains jokers, qui en font déjà tellement… IL faut savoir que les plus engagés (mais ce n’est pas une obligation) ne se contentent pas d’une tournée d’écoute en soirée, mais proposent parfois une aide, un accompagnement en journée.

Je pars avec café, soupe, eau et un gros sachet rempli de viennoiseries.
Il fait bon et il y a du monde en ville. Deux points de chute et mes sacs, rapidement vidés, auraient pu laissé croire que la tournée fut vite terminée… Oui mais, c’était sans compter la demande de M…

Dans le bas de la rue Saint-Gilles : un premier petit attroupement de huit personnes : L’un attend un sac de couchage promis, un autre attend deux couvertures. L’ambiance est tantôt chaleureuse, tantôt pathétique.
« Regardez : Voici une ordonnance pour de la morphine ; j’en consomme beaucoup pour ma tumeur au cerveau… Mais je n’ai pas d’argent pour payer les médicaments !  »

Les sacs déjà bien lestés, je continue ma route…

Place Cathédrale
, personne ! Sinon des étudiants et autres badauds.

Rue Saint Paul
 : Je suis surpris de retrouver les compères S. et S. Ils viennent de sortir de Lantin ! Pour beaucoup de sans-abri, Lantin est un endroit de passage (obligé)… Et donc, le retour à la vie – pardon, à la rue – est d’autant plus pénible. Nous en savons quelque chose : plusieurs bénévoles sont aussi visiteurs de prison. Nous prenons plaisir à constater que certains se refont une santé dans ce cadre, peu enviable pourtant, qu’est la prison.
Nerveusement, les deux larrons faisaient l’inventaire de leur butin, péniblement acquis en faisant la manche. A vue d’œil, la recette me parait trop maigre que pour se payer une chambre pour la nuit. Mais je ne suis pas naïf, leur premier besoin sera de se procurer quelques grammes de ce qui les tuent à petites doses. Affairé avec cette monnaie sonnante, je comprends que ce n’est pas le moment de faire un brin de causette. A les voir, je pense qu’ils devaient effectivement être plus heureux en prison. Je me sentais impuissant devant cette détresse à fleur de peau. L’un d’eux avait son visage couvert de pustules.

Petit parc au bout de la rue Saint-Paul : un groupe plus important, mais aussi plus désoeuvré par la drogue et l’alcool… Pourtant la seule dame rencontrée ce soir, me paraissait enjouée… Il faut dire que L… a été interviewée par la TV pour l’émission « Sans chichi » ! Alors elle est très fière !
Elle passera un de ces matins sur la RTBF, mais ne sait pas exactement quel jour.
Je revois enfin celui qui aime se faire appeler Chris de nerf : il est content de me voir, après tant de temps ! Jadis, nous avons fait des démarches ensemble, mais hélas, il est toujours errant ! J’en vois un autre dont le visage s’illumine à l’appel de son prénom… Il y avait aussi le clochard de toujours qui , pareil à lui-même, donnait de la voix ; comme un vrai chef !
Ce petit groupe à tendance alcoolique, juxtapose un autre groupe plus junkies dont j’ai peine à mesurer la détresse : j’en vois un, bourré de percings et de came, d’une maigreur affolante, dans un bien triste état !
Je préfère rester en compagnie du groupe « alcolo » où les cris de détresse de l’un d’eux me prennent à bras le corps ! Je m’assieds à côté de lui. Il ne comprend pas que ses demandes incessantes n’aboutissent pas ! Il parle de ses crises de folie et de son besoin impérieux d’être soigné ! Je lui promets de prendre contact avec le Centre de Lierneux, là où un dossier de pré-accueil a déjà été établi.
Je quitte le groupe, dépité, les sacs vides…  Inutile d’aller plus loin…

Sur le chemin du retour, je croise M…, les yeux grands ouverts ; il m’aperçoit comme son sauveur… et pour cause !
Il râle d’abord ferme sur les transports par chemin de fer : A cette heure-ci, il n’y a plus aucun train qui va sur Charleroi, même via Bruxelles ! Il exhibe son ticket d’avion à destination de Milan : Envol 5h50. Il est plus qu’embarrassé : une affaire administrative urgente l’oblige à ce déplacement.
Je mesure sa détresse et finalement, je le conduirai.
Ce faisant, je n’ai pas su apporter en fin de tournée, les deux couvertures demandées par celui qui prend de la morphine pour soigner ses douleurs de tête

Remarque 
: Si la méfiance et la violence sont omniprésentes parmi les  désœuvrés alcooliques, drogués, dérangés psychiquement et autres paumés,  – les uns, de plus en plus, abandonnent leur squat par crainte des autres  -, il est bon de pouvoir découvrir ci et là des moments de franches camaraderies et de soutiens.
Ainsi, avant de commencer ma tournée ce soir, j’ai aperçu de ma voiture, Place Saint Lambert, notre brave M…, poussant dans une grimpette, F… dans sa chaise roulante… Un peu plus loin, sur le boulevard d’Avroy, A… et A…, assis sur un banc, en grande conversation amicale… Ainsi encore, il y a 15 jours, c’était une joie de constater comment plusieurs gaillards de la rue, se sont sentis interpellés pour apporter une  solution à ce jeune, fraîchement tombé dans la rue…

Ce qu’il faut savoir de la rue… C’est que la plupart des personnes rencontrées souffrent de troubles psychiques plus ou moins graves. Hélas, tous les centres spécialisés sont complets ; alors on vous inscrit sur une liste d’attente qui est souvent bien longue !

Mais comment se relever, quand les mots font défaut ?

Autour de la folie meutrière : souffrance, justice, médiation…

Devoir d’enquête : « Délivrez-nous du mal » une très belle émission à voir ou à revoir.
C’est très long, mais cela vaut la peine. Si la 1ère demi-heure relate des faits d’horreurs, dont l’assassinat de Marc et Corine, ce sont surtout les témoignages de Jean-Pierre Malmendier, de la soeur de Corinne,  et de Jean-Marc Mahy  qui sont intéressants. La Justice restauratrice, notamment par l’ASBL Médiante avec des témoignages à l’appui, y est largement développée.
http://replay.fr/devoir-d-enquete-emission-du-14-decembre-2011-340277

A propos de la folie meurtrière de ce 13 décembre, place Saint-Lambert, il est bon de savoir que 350 détenu(e)s ont co-signé une lettre de solidarité. Cette initiative mérite d’être soulignée.
Lire ci-dessous

Les détenus de Lantin,

solidaires des victimes et de leurs familles

Lantin, le 14 décembre 2011.

Chères familles, chers Liégeois, chers citoyens,

Malgré notre enfermement, nous ne sommes pas indifférents au drame qui s’est passé à Liège ce mardi 13 décembre. Nous ne pouvions pas rester en silence face à un tel événement qui nous a touché, nous aussi.

Notre première pensée, nos premiers mots vont aux victimes et à leurs familles. Nous aussi nous avons des enfants qui vont à l’école et nous ne pouvons pas imaginer ce que l’on ressentirait si notre enfant mourrait ou était blessé dans de telles circonstances. Du fond du cœur nous vous présentons nos sincères condoléances. Aux blessés, nous souhaitons un rétablissement rapide et heureux.

Avec les Liégeois, nous avons retenu notre souffle en nous disant qu’il y avait peut-être un de nos proches dansla foule. Nousavons espéré un message rassurant de leur part. Nous attendions une explication ou tout au moins la vérité sur ce qui se passait en ville. Les médias annonçaient des choses contradictoires. Comme beaucoup nous avons vécu ces heures dans l’incertitude et l’angoisse. C’est dans ces moments que nos proches nous manquent, que nous voudrions les aimer plus encore, que nous voudrions être en paix à leurs côtés. La vie, la famille, l’amour,… sont fragiles, ensemble protégeons-les… voilà probablement ce qui nous anime aujourd’hui et que nous voudrions retenir de cet événement.

Nous n’avons pas de mot à exprimer à propos de l’auteur des faits car nous non plus, nous ne comprenons pas son geste. Le silence nous parait alors plus respectueux de tous. Cependant nous vous demandons de ne pas tomber dans l’amalgame facile qui consisterait à croire que tous les libérés conditionnels sont des assassins potentiels.

A l’approche des fêtes de fin d’année, puissions-nous être plus solidaires les uns des autres. Nous vous le souhaitons sincèrement.

Les 347 premiers signataires :

Sébastien D, Gaëtan C, Khalifa R, Frédéric M, Marc D, Gaëlle D, Marc S, Abdelrahim O, Hassan B, Patrick T, Roger Y, Arsim H, Georgette J, Guido M, Hassan Z, Gaëtan S, Marwan L, Alket P, Sadak N, Husnu S, Elise M, Phénicien J, Patrick M, Marc R, Serge D, Mounir E, Hamza B, Jacqueline, Mohamed B, Sami K, Mohamed N, Jean-Claude J, Ali A, Samir A, Pierre D, Laëtitia P, Irfan O, Cemal P, Lucien D, Christophe R, Youssef S, Gilbert V, Ihsan K, Géraldine B, Dany T, Rachid H, Christian J, Cafar K, Ahmed M, A-K, Sébastien S, Edith D, Naser A, Fouad E, Daniel N, Hasan A, Nsasi-Khonde L, Milan J, Jean-Michel V, Garofita M, Youssef H, Khalid N, Mohamed E, Christophe D, Angelo S, Mikaela C, Mirsad H, Gregory J, Dominique C, Grégory N, Alain D, Michel P, Bernard R, Doina M, Christian G, Fabrice H, Jean-François L, Sébastien J, David D, Garofita P, Calogero L, Patrick R,  Rudi M, Ali A, Moncef K, Christophe M, Hassan T, Mohamed A, Otman E, Jean-Claude L, Marcel H, Noureddine N, Tengiz K, Luigi S, Hamza G, Sabrina D, Yeison G, Mustapha A, Jean-Fran V, Naser J, Mohammed M, Monja P, Adil R, Ahmdan D, Robert F, Hamid A, Andrea B, Khaled B, Omar E, Samir B, Koky D, Kram K, Pascal R, Hakim G, Steven N, Sacha D, Yassin A, Fabrice M, Jennifer M, Islam S, Hassan B, Abdeslam E, Marco B, Abel-Jean D, Angel G, Hamma M, Marie R, Gerlando T, Khalid B, Vincent B, Anouar E, Ahmed O, Norddine I, G. D, Bernadette B, Jean-Claude W, Lambert F, Olivier B, Farid A, Joël S, Alain V, Cindy S, Jean D, Patrick S, Siya N, Suayip U, Murat U, Brahim B, Ilhan P, Engin O, Marc L, Félicie V, Serge R, Julien V, Sébastien M, Khalid E, Guy M, Ludovic V, Patricia O, Bladi-Karim T, Z’himi R, Ahmed R, Amine J, Ricardo Q, Monsime D, Rita B, Jacques V, Patrick G, Mohamed B, Khalil I, Frédéric F, Baghrlad G, Abdelghani T, Amin S, Maria L, Mustapha K, Naïm B, Sébastien B, Saïd H, Toni R, Michaël N, Aboubaker R, Nourreddine R, Fidan B, Hermann K, Salvatore T, Olivier R, Sébastien G, Sébastien F, Fabian M, Imed A, Saïd T, Tarek B, Michaël H, Patrick A, Bekkay D, Saïd K, Perparim S Ardian B, Hamza H, Abdelhafidh M, Camille l, Fabian C, Mohamed W, Adhel F, Aleksander K, Gilles M, Rachid T, Rachid E, Rachid J, Mohamed H, Faton T, Jean-Claude H, Ferenc A, Franco P, Rihani H, Mohamed K, Ermir B, Xhelal D, Abdelmajid E, Pavel R, Belhssen D, Giovanni M, Safet N, Marc S, Abdelkader K, Beniahia Z, Marc T, Maxime B, Louizi H, David S, Sandro I, Gengis A, Geoffrey S, Pierre B, Nzola B, John S, Said C, German S, Saïd T, Kamal A, Yves P, Cédric B, Alain G, Philippe S, Patrick D, Jeton T, Luc G, Mahmut O, Aladin A, Michaël W, Melvin N, Eric S, Mohamed A, Hassan B, Mohamed B, Mohamed A, Abderrahim E, Mourad Z, Pablo K, Bruno G, Dan J, Mohamed R, Alain M, Kevin B, Michaël D, Jamal I, Memedine I, Dylan L, Zaimir H, Florin P, Veip O, Geron Z, Thomas B, Frédéric A, Alan D, Mounir T, Noureddine T, Hamoudi A, Mouez B, Cuma B, Patrick D, Frédéric B, Habasi W, Mohamed K, Thibaud B, Mike M, Jamal A, Fouzi D, Mouhcine A, Medzad M, Vladan D, Michaël K, André R, Semi G, Kevin T, Abdel H, Salvatore R, Walid A, Khalid C, Foued T, Ibrahim E, Zakaria H, Giancarlo I, Jamal B, Pierick M, Nicolas B, Jamel E, Mustafa O, Jamel H, Atef K, Jean-Denis V, Eric B, Kuyinduka K, Jérémie L, Isa A, Laurent V, Ilirian R, Carmelo P, Wjemm K, Xavier L, Yves B, Steve L, Rudy K, Grégory C, Sylvio C, Alain R, Chris A, Frédéric J, Sébastien F, Lello L, Jean B, Christian J, Bruno C, Alain L, Rainer M, Emile L, Jean-Luc V, Stéphane F, Frédéric T, Ludovic C, Hassan I, Serge M, Sébastien R, Lionel H, Raphaël T, Michaël M, Michel P.

La vie est belle ! Mais si !

Si hier j’étais morose,
A quoi bon en chercher la cause,
Puisque,  par la force des choses,
Aujourd’hui, je vois la vie en rose.


Laissez-vous envahir par cette joie d’aimer,
sur une superbe mélodie de Léonard Cohen.

« Quel lien avec nos sans-abri ? », me direz-vous ?

Hé bien, vous pouvez me croire ! Il n’est pas rare que sentinelles et sans-abri en arrivent à de pareilles embrassades !

HALLELUJAH

Free Hug

 

L’empathie

Le monde de la rue est un monde fascinant.  Les règles de vie de la rue ne suivent aucune logique (en tout cas la logique de la plupart d’entre nous) par contre nous y allons avec la nôtre.   La rencontre de deux mondes est toujours un peu perturbant; si un sdf nous dit: « Demain, je cherche un appart, j’en ai marre de cette vie« .  Le dit-il pour nous faire plaisir ?  Le pense-t-il ? Nous ressort-il le discours des services sociaux ? Veux-t-il nous ressembler ?

A vrai dire, l’empathie que l’on peut avoir vis à vis d’un sans-abri est souvent inférieure à celle qu’il a pour nous – je parle des sentinelles.  C’est un phénomène étrange pour des gens qui manquent de tout et qui ont des besoins primaires non comblés.  La rencontre entre sentinelles et sans-abri, tout déséquilibrée qu’elle soit, n’en reste pas moins un moment trop rare de communion d’égal à égal.

Changer notre regard vers les SDF est un des objectifs de l’ASBL mais peut-être nous avons réussi à changer le regard des SDF vers la société.