Manifester contre la libération de Michèle Martin, est-ce la bonne solution ?

Je ne le pense pas.
I faut savoir que  Michèle Martin sortira de toutes façons, un jour de prison. Dans quel état d’esprit?  La prison, jusqu’à présent, ne fait qu’appliquer une peine décidée par le tribunal,. Elle isole la personne dangereuse pour autrui mais rien n’est mis en place pour lutter contre le caractère dangereux de la personne, (concientisation, réparation, réinsertion…) C’est là que le bât blesse. Ainsi, l’on peut facilement imaginer, de la manière dont les prisons fonctionnent, que le jour de sa libération, Michèle Martin n’aura guère changé.
Or quelque chose est en train de se mettre en place avec les Soeurs Clarisses et la Justice.

En donnant une chance de réinsertion, avec les gardes-fous nécessaires, à Michèle Martin, ainsi qu’à tous ceux qui un jour, quitteront immanquablement la prison, c’est aussi une manière de protéger la société.

Voici quelques témoignages intéressants :

Affaire Martin: le regard d’une ancienne magistrate

M. Martin: « Un jour de libération » pour le prêtre qui la conseillait en prison

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2 responses to this post.

  1. Posted by Blind on 21 août 2012 at 19 h 30 min

    bonsoir !
    Je voudrais laisser un commentaire pour les sœurs Clarisse .
    il es vrais que dieu  » pardonne pas mal de chose d’après les sœurs es qu’il faut accueillir tout gens DANS LE BESOIN  » dans le BESOIN ?? celle qui devrais avoir le cœur d’une maman, qui aurais du dénoncer son bonhomme n’a besoin de rien, elle dois être punit et resté la ou elle es . mes sœurs comment pouvez vous recueillir une femme qui a détruit des vies ?? qui a détruit des familles .une question me trotte depuis longtemps , vous qui êtes dans un si grand manoir pouvais vous me dires combien de personnes avez vous accueilli dans le  » BESOIN  » je veut dires , les BELGES SDF qui dorment dans la rue les grand hivers, les FEMMES BELGE BATTUE , les enfants abandonner ? combien mes sœurs dites moi ?
    quand vous partirez ailleurs ou rejoindre votre seigneur ou iras cet bonne femme que vous prenez si soin ?…
    qui vous donne un morceaux de pain chaque jours ?? qui en donne au personne dans le besoin en Belgique ?? vous devriez avoir HONTE d’en donner a celle qui a laisser mourir de faim des enfants sans défense. sa me répugne tout ça . chers gens de Malonne je vous soutient de tout cœur , même si les grand GUEU…. n’ont rien a faire de vos, nos appelle de ne pas prendre cet ……… elle n’a pas de nom .

    Réponse

    • Posted by André on 21 août 2012 at 23 h 59 min

      Bonjour Madame ou Mademoiselle Blind. Je pense que si l’ête humain pouvait ne pas toujours juger autrui (et de quel droit ?), le monde se porterait beaucoup mieux. Bien sûr que c’est très grave ce qu’a fait Michelle Martin. Mais de quel droit peut-on faire justice soi-même ?
      Je pense que si tous ceux qui jettent la pierre à Michelle Martin, avaient eux-mêmes un coeur comme les Soeurs Clarisses, le monde se porterait beaucoup mieux.
      Je vous suggère de lire la « Lettre ouverte » ci-dessous
      Bien à vous,
      André

      La régression humaniste : du pardon…à la vengeance…?

      A quand la prochaine régression humaniste ? La question me semble posée par ce qui se vit depuis une semaine : l’humanisation avait consisté à passer de la vengeance à la loi du talion, et plus tard, au pardon… Nous avons sérieusement enclenché la marche arrière. Rappelez-vous !

      Dans la nuit du 2 au 3 février 1975, après l’assassinat de son épouse, Julos Beaucarne lançait cet appel : Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches ; le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, Il faut reboiser l’âme humaine. (…) à vous autres, mes amis d’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire à quoi je pense aujourd’hui : Je pense de toutes mes forces qu’il faut aimer à tort et à travers.

      Dans « Vers l’Avenir » de ce 4 août 2012, 16 ans après les événements atroces qu’il est bien inutile de rappeler, je lis, éberlué que les manifestants (?) de Malonne ont applaudi des phrases de ce style : « Comment peut-on pardonner et laisser à Michèle Martin une seconde chance ? A-t-elle laissé une chance aux enfants ? Non! » et encore « A Mort Michelle ! » ou « La Loi du Talion » et « L’Eglise n’a pas à s’occuper de choses qui ne la concernent pas ». Et comment peut-on affirmer d’autorité et sans avoir jamais eu le moindre contact avec Mme Martin : « Elle continue à manipuler. Elle bénéficie d’un traitement de faveur car elle ne répond pas aux conditions… »

      Qui sommes-nous donc pour juger ainsi sans savoir, sans connaître, sans faire la moindre confiance aux personnes qualifiées qui ont côtoyé Mme Martin au long de ses 16 années de prison et accordé une libération conditionnelle après plusieurs refus ? Qui sommes-nous pour ainsi jeter les premières pierres sans le moindre scrupule ? Qui sommes-nous pour déclarer qu’il est évidemment impossible que 16 ans de prison puissent pousser quelqu’un à faire le point sur lui-même et prendre conscience des atrocités qu’il a pu commettre ? Qui sommes-nous pour dénier à des religieuses le droit de palier aujourd’hui aux carences de la société, tâche que les communautés de croyants ont accomplie tout au long des siècles ? Et si c’étaient elles, les religieuses de Malonne, qui tenaient le bon bout, en essayant de reboiser notre âme humaine, même profondément blessée comme celles des parents des enfants décédés dans la cave sinistre ?

      Qui sommes-nous donc ? En 2009, à la tribune des Nations Unies, le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, le suisse Jean Ziegler affirmait qu’un enfant de moins de dix ans meurt de faim toutes les cinq secondes. Ne sommes-nous pas alors, collectivement, des personnes indignes de vivre, de sortir de prison, de ne jamais pouvoir bénéficier d’une seconde chance ? La plupart d’entre nous, y compris celles et ceux qui manifestent ces jours-ci, nous nous bouchons les oreilles, nous nous taisons dans toutes les langues sans jamais réclamer de nos femmes et hommes politiques d’utiliser les pauvres leviers en leurs mains pour faire changer de cap ce système qui laisse mourir de faim des centaines d’enfants chaque jour ? Les petites somaliennes, les petites hindoues, les petites péruviennes, toutes les fillettes, tous les garçons des pays où règne la famine ne sont-ils pas des humains comme les enfants européens ? Leurs vies valent-elles moins que les nôtres ? Un certain Hitler le prétendait il y a un peu moins de 70 ans…

      On l’a rappelé des dizaines de fois dans les journaux parlés et télévisés de cette semaine : c’est un crime abominable et intolérable que Mme Martin a commis il y a 16 ans en laissant mourir de faim les petites Julie et Mélissa. Mais est-ce en manifestant contre les courageuses religieuses que nous reboiserons l’âme humaine dans cette triste boutique qu’est souvent notre monde ? Est-ce nous entraider à aimer à tort et à travers ? Et aimer à tort et à travers… n’est-ce pas la seule vraie porte de sortie ?

      Arthur Buekens
      Samedi 04 août 2012 – 22h30

      Réponse

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