Oui, mieux vaut tard que jamais…

Il n’est d’ailleurs jamais trop tard pour vous souhaiter à toutes et à tous, mes meilleurs vœux, pour cette nouvelle année.
Je me suis laissé un peu engourdir par l’hiver, qui n’en est pas vraiment un, pourtant !
J’ai voulu lever un peu le pied, m’arrêter quelques instants… le temps de…
Le temps de quoi ?
Mais le temps, lui ne s’arrête pas.

En plus des vœux traditionnels, je souhaite que vous puissiez prendre le temps de vous dépouiller…
Un régime après les fêtes, peut nous remettre en bonne forme, mais ici, en l’occurrence, il s’agit d’un autre dépouillement !
Puissiez vous vous faire léger, léger, débarrassé de tout ce qui vous pèse…

Méditez cette réflexion de circonstance que j’ai glanée dans la dernière revue du Nouveau Vincentien.

« Les Manteaux »
Un jour, Asma m’a dit d’un air moqueur :
« As-tu remarqué que tu portes de lourds manteaux ?  En fait, tu en portes sept ! »
Je lui ai demandé de me les décrire, mais il m’a dit que c’était à moi de les découvrir.
Alors, j’ai cherché. Pas très longtemps .
– Il y a d’abord le manteau de plomb de l’inquiétude, parce que je porte une charge excessive…
– Ensuite, il y a le manteau brûlant de la colère qui détruit et me détruit…
– Et puis, il y a le manteau humide et froid de la déception, rumination obstinée, baignée d’un
remugle malsain…
– Cherchant plus loin, je trouve le manteau gris de la monotonie qui ronge tout enthousiasme plus
sûrement qu’un rat…
– Enfin, le manteau de la rumeur qui s’insinue partout et ôte tout courage…

« Mais Asma, je n’en ai trouvé que cinq et tu m’as dit qu’il y en avait sept ! »
« Je vois, me dit-il, il faut que je t’éclaire… Laisse-toi envelopper par le vent. Que ressens-tu ? »
« Des frémissements ! »
« A la bonne heure ! Ce sont les frémissements de la vie, ceux que l’on voit parfois dans les regards
qui ne se voilent pas quand tu les croises, ceux que tu entends, ces voix fraîches des jeunes de
tous âges qui parcourent la foule… C’est le sixième manteau, très fragile, fait d’espoir et de vent »
«  Et le septième ? »
« C’est le manteau du sourire, celui qui se donne sans simagrée, sans témoin. C’est le sourire de
celle que tu aimes… Tu vois ce que je veux dire ! »
« Oh oui, c’est vrai qu’il est merveilleux et léger »
« Le sixième et le septième manteau sont aussi fragiles l’un que l’autre. Ils sont tissés tellement fin
que les autres manteaux peuvent les déchirer. Pour l’éviter, écoute les poètes et Norge en
particulier :
Bêtes et gens, gens et bêtes
Hirondelles, mauviettes,
Vaches, veaux, corbeaux, poètes,
Aimez fort ce que vous êtes.

Aimez fort ce que vous êtes… voilà le secret ! »
Pierre Paul Delvaux

Publicités

One response to this post.

  1. Posted by Zaza on 10 janvier 2012 at 12 h 29 min

    Très joli 🙂

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :