Abri de nuit : havre de paix

Abri de nuit supplétif du Plan Hiver

Abri de nuit - Caserne Saint Laurent

L’idée de l’abri de nuit se perd dans le moyen-âge, plusieurs principes ont toujours guidé les premiers hébergeurs.  Au VIème Siècle, au temps de l’Europe chrétienne, Saint Benoît voyait dans les pauvres et les voyageurs étrangers l’image du Christ.  L’abrité pouvait compter sur une nuit de repos et un repas, les bénédictins renouvelleront d’ailleurs le « lavement des pieds » aux hôtes.  Ces pratiques d’accueil inconditionnel ont généré certaines dérives puisque St Benoît avait déjà dénoncé les gyrovagues, forme ancienne de tourisme effréné.  Quoi qu’il en soit, l’Europe dite du Moyen Age s’est couverte de lieux d’accueil préservés des dangers extérieurs, accueillants et bienveillants qui permettaient à tous de se poser une nuit ou plus.

La règle de Saint Benoît précise même « Il y aura des lits garnis en nombre suffisant »  – « ubi sint lecti strati sufficienter » (Article 53 – DE HOSPITIBUS SUSCIPIENDIS).

Comparer les anciennes pratiques chrétiennes avec les pratiques actuelles d’accueil des abris de nuit n’a pas de sens, pourtant, la pénurie endémique de lits et la qualité de l’accueil des hôtes dans les abris de nuit gagneraient à s’inspirer d’anciennes pratiques imprégnées de tolérance.  Nous y reviendrons.

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