L’empathie

Le monde de la rue est un monde fascinant.  Les règles de vie de la rue ne suivent aucune logique (en tout cas la logique de la plupart d’entre nous) par contre nous y allons avec la nôtre.   La rencontre de deux mondes est toujours un peu perturbant; si un sdf nous dit: « Demain, je cherche un appart, j’en ai marre de cette vie« .  Le dit-il pour nous faire plaisir ?  Le pense-t-il ? Nous ressort-il le discours des services sociaux ? Veux-t-il nous ressembler ?

A vrai dire, l’empathie que l’on peut avoir vis à vis d’un sans-abri est souvent inférieure à celle qu’il a pour nous – je parle des sentinelles.  C’est un phénomène étrange pour des gens qui manquent de tout et qui ont des besoins primaires non comblés.  La rencontre entre sentinelles et sans-abri, tout déséquilibrée qu’elle soit, n’en reste pas moins un moment trop rare de communion d’égal à égal.

Changer notre regard vers les SDF est un des objectifs de l’ASBL mais peut-être nous avons réussi à changer le regard des SDF vers la société.

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10 responses to this post.

  1. …Comme des chats errants…
    Ils viennent pour se nourrir, acceptent les caresses/mots gentils, et s’en vont comme ils sont venus.
    Facile à comprendre : encaisser des refus pendant des années, sans jamais la moindre solution à leurs problèmes existentiels, cela rend sauvage. Toute confiance a disparu. Alors on répond ce que le bon monsieur ou la bonne dame a plaisir à entendre , et on disparaît dans l’obscurité…

    Réponse

    • Posted by Cantharellus on 11 janvier 2011 at 10 h 08 min

      Merci pour ces paroles justes.
      D’où la nécessité de se donner, plutôt que de donner. La confiance ne pourra renaître – peut-être -,qu’après qu’après un long long travail d’écoute et d’accompagnement.

      Réponse

  2. Posted by martial on 10 janvier 2011 at 10 h 54 min

    BONJOUR TOUT LE MONDE
    Le monde de la rue n’a pas de lois telles que nous les connaissons : nous sommes formatés; nous participons volontairement ou involontairement à ce systeme de consommation. C’est du chacun pour soi.
    La RUE a ses lois, ses règles ,entre « sans domicile fixe », et que nous ne comprenons pas forcément. Mais aller à leur contact, nous apprend à l’un et à l’autre.Nous ne pouvons nous mettre à leur place, car nous ne vivons pas ce qu’ils vivent! .A mon avis, le peu que nous leur apportons,nous semble dérisoire, mais pour eux c’est comme une étincelle, une chaleur humaine, un état de fait, qui fait qu’ils se sentent moins seuls, même si nous ne pouvons faire plus. Mais que faire de plus?
    Nous sommes bénévoles, là est toute la différence, car des institutions existent, mais il leur manque ce petit plus dans la relation humaine (il ne faut pas mettre tout le monde dans le même paquet).
    Je ne pourrai jamais me mettre a leur place, mais bien essayer de les comprendre afin de mieux les aider……….
    bonne journee a tous
    martial

    Réponse

  3. Posted by martial on 19 janvier 2011 at 20 h 02 min

    Bonjour
    Je ne sais pas qui a répondu,dommage……..
    Létincelle?
    Nous avons tous en nous cette étincelle,mais il faut les circonstances,la synchronicité pour qu’elle puisse briller,et j’ai trouvé dans les sentinnelles dans la nuit,le carburant qui l’a fait briller interieurement.C est peut etre egoiste de ma part,mais donner ne serait ce que ma présence a ce mouvement,me rend egal a moi meme.On ne pense plus a ce monde materialiste,egoiste,capitaliste etc….
    martial

    Réponse

  4. Posted by Cantharellus on 20 janvier 2011 at 0 h 25 min

    Salut Martial. Quand tu parles de ton égoïsme, je pense qu’il faut nuancer.Je préfère parler d’épanouissement et de bonheur. Heureusement que le fait d’aider ceux qui sont dans le besoin, est épanouissant ! Sinon le ferions-nous avec la même gaîté de coeur?
    Il y a une chose qui nous relie tous: riches et pauvres, noirs et blancs, bons et mauvais… c’est l’amour. Aimer et être aimé. Pour le recevoir, il faut l’avoir donné. Ne dit-on pas que celui qui donne (même peu), reçois beaucoup.
    En allant gratter derrière les états d’âme de grands criminels, on pourrait découvrir un grand vide affectif ! Et en ce qui concerne les petits délinquants (que nous connaissons mieux), l’on découvre aussi, parmi ceux qui ont la ferme intention de vouloir s’en sortir, l’envie de faire la même chose que nous. Autrement dit, le besoin de donner aux autres, ce qu’ils n’ont pas pu ou su donner, par le passé ; ou encore, rendre à ceux-ci, ce qu’ils ont volé à ceux-là.

    Réponse

    • Posted by martial on 22 janvier 2011 at 21 h 38 min

      Bonjour Cantharellus.
      Comment avoir du bonheur ou meme etre epanoui en ayant comme spectacle la RUE?Je n’aspire pas a ce bonheur acquit sur les actions que je peux faire.Je n’attends rien en retour,seulement essayer a mon niveau de partager avec nos amis de la rue un moment,soit il furtif,de partage.Comme tu le dis ,nous avons tous de l’AMOUR,mais que met on dans ce mot AMOUR?Je sais ce que mets dedans,mais ce mot n’a pas la meme signification pour tout le monde,alors a vous les sentinnelles pouvez vous me dire ce a quoi correspond ce mot AMOUR.
      merci,ainsi on peut animer la discution et faire vivre le blog,un blog qui vit est une association qui fructifie.
      martial

      Réponse

      • Posted by André Baggen on 23 janvier 2011 at 0 h 22 min

        Pour moi le bonheur, c’est de me sentir proche de Dieu surtout lorsque je viens en aide aux plus malheureux. Mais au contact de ces sans-abri,Comme tu dis Martial, ce n’est pas vraiment le bonheur parce qu’on ne change quasi rien à leur détresse. Je me sens plutôt démuni, impuissant, hormis un petit baume qu’on leur apporte sur le moment même. Mais il faut tenir sur la longueur; rester fidèle,même si l’on se dit qu’avec untel, il n’y a rien à faire. Dans la Bible, l’on parle de graines tombées sur un terrain stérile. Même dans ce cas, il suffit d’un vent favorable, de beaucoup de patience parfois, pour que la graine trouve un terrain favorable pour germer.

  5. Posted by marie on 23 janvier 2011 at 0 h 49 min

    L’empathie pour les personnes qui se retrouvent dans la rue ou face à n’importe qu’elle souffrance est indispensable à l’aide que nous pouvons leur apporter en plus de l’aide matérielle pour survenir un peu à leur besoins du moment. Car c’est le soutien moral et de coeur qui reste le plus longtemps gravé dans la mémoire.
    Ces frères qui sont dans la rue, ne l’ont pas toujours été, ils y arrivent certains à la suite de circonstances bien malencontreuses. Ils perdent leur emploi, leur famille, leurs droits au logement et autres. Qui sait qu’un jour ça ne sera pas une de nos connaissances ou un de nos amis ou de notre famille ou peut-être nous-même qui nous retrouverons s.d.f. Les épreuves sont pour tout le monde et on ne sait pas celles qui nous attendent. Soyons charitable de coeur avec tous nos frères et c’est avec nous même que nous le serons.

    Réponse

  6. Posted by martial on 24 janvier 2011 at 20 h 32 min

    L’amour est d’essence divine, et depuis le premier jusqu’au dernier,
    vous possédez au fond du coeur l’étincelle de ce feu sacré. C’est un fait
    que vous avez pu constater bien des fois : l’homme le plus abject, le plus
    vil, le plus criminel, a pour un être ou pour un objet quelconque une
    affection vive et ardente, à l’épreuve de tout ce qui tendrait à la diminuer,
    et atteignant souvent des proportions sublimes.
    J’ai dit pour un être ou un objet quelconque, parce qu’il existe parmi
    vous des individus qui dépensent des trésors d’amour dont leur coeur
    surabonde, sur des animaux, sur des plantes, et même sur des objets
    matériels : espèces de misanthropes se plaignant de l’humanité en
    général, se raidissant contre la pente naturelle de leur âme qui cherche
    autour d’elle l’affection et la sympathie ; ils rabaissent la loi d’amour à
    l’état d’instinct. Mais, quoi qu’ils fassent, ils ne sauraient étouffer le
    germe vivace que Dieu a déposé dans leur coeur à leur création ; ce
    germe se développe et grandit avec la moralité et l’intelligence, et,
    quoique souvent comprimé par l’égoïsme, il est la source des saintes et
    douces vertus qui font les affections sincères et durables, et vous aident
    à franchir la route escarpée et aride de l’existence humaine.

    Réponse

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